Le Ciné St-Leu et le Festival international du Film d'Amiens sont les deux visages d'une même association : Amiens Ciné.
Amiens Ciné fait vivre un cinéma qui prend le temps, donne à penser, apprend à voir, met le monde à hauteur de regard. Un cinéma qui invite à la rencontre, ouvre les esprits et les horizons.
Un tel cinéma existe par l'engagement de bénévoles et de salariés qui le servent chaque jour. Et par la présence de fidèles, simples amateurs ou cinéphiles avertis, qui le font rayonner, séance après séance.
Le projet associatif d'Amiens Ciné repose sur un socle de valeurs et de principes qui orientent ses choix, actions et partenariats. Ils sont liés à la mission de service public culturel de l'association.
Amiens Ciné souhaite lever les barrières symboliques, économiques ou géographiques qui freinent l'accès aux œuvres et à la création.
Amiens Ciné défend la pluralité des formes, des regards et des récits. En valorisant les cinématographies du monde, les œuvres indépendantes, elle contribue à une représentation plus juste et plus riche de la complexité du réel.
Par ses actions pédagogiques et culturelles, Amiens Ciné forme des spectatrices et spectateurs autonomes, capables de lire les images, de comprendre les récits et d'interroger les représentations.
Amiens Ciné fait du Ciné St-Leu et du Festival international du Film d'Amiens des lieux de dialogue, où les opinions se confrontent, où les publics se croisent, où l'expérience culturelle devient aussi une expérience sociale et civique.
Les actions d'Amiens Ciné se déploient dans un cadre associatif, à but non lucratif, garant d'une autonomie artistique et d'une gestion désintéressée. Cette indépendance permet de privilégier la qualité des œuvres, la sincérité des engagements et le respect des personnes.
Implantée à Amiens depuis sa création, Amiens Ciné s'inscrit pleinement dans le tissu culturel, social et économique du territoire. À travers ses activités, elle participe à la dynamisation de la vie locale, à l'attractivité d'Amiens et de sa Métropole.
Vers un avenir radieux (Il sol dell'avvenire) est un film italien de Nanni Moretti (2023)
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Adhérer à Amiens Ciné, c'est soutenir une salle de cinéma Art et Essai et un festival international qui, depuis des décennies, font dialoguer Amiens avec le monde.
Le goût des autres est un film français de Agnès Jaoui (2000)
↑ RETOUR EN HAUTAmiens, au début des années 70. Trois étudiants, Jean-Pierre Bergeon, Jean-Pierre Garcia et Jean-Pierre Marcos, se retrouvent autour d'une même passion, le cinéma, et d'un même élan, l'engagement. Ils sont vite rejoints par quelques autres.
En 1972, ils lancent Ciné Critique, un fanzine vendu quelques francs devant les facultés et dans les résidences étudiantes. On y écrit sur tout, aucun film n'est indigne qu'on en parle.
La petite équipe s'étoffe. Très vite, écrire ne suffit plus. Il faut montrer les films, les présenter, en débattre. De la rencontre avec le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) naît une idée neuve. Et si un festival portait tout cela, la cinéphilie, la fraternité, la découverte ?
En 1979, l'équipe devenue association organise un premier rendez-vous : la Semaine du cinéma du tiers monde. Cinq mille spectateurs répondent présents. L'année suivante naissent les Journées cinématographiques d'Amiens contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples. Elles prendront ensuite le nom de Festival international du Film d'Amiens.
Le festival avait prouvé qu'il existait un public pour un cinéma ouvert sur le monde. Restait à lui offrir un lieu où le retrouver toute l'année. Ce sera le Régent, salle que l'équipe connaît bien pour y avoir souvent tenu ses séances de ciné-club. Pour le racheter, elle invente une forme à son image, une coopérative.
La première séance a lieu le 28 décembre 1982. On y projette Diva, de Jean-Jacques Beineix. Sous l'impulsion de Sylviane Fessier, la salle se forge une identité marquée par une programmation éclectique et une attention particulière portée aux scolaires. Mais cela ne suffit pas, le Régent ferme en novembre 1987. Grâce à l'appui du réalisateur Bertrand Tavernier, la salle rouvre à l'été 1988, et la Ville d'Amiens en devient le plus fidèle partenaire.
En 2000, le Régent laisse place au Ciné St-Leu. Salle mono-écran, le Ciné St-Leu propose le meilleur du cinéma d'auteur du monde entier, des films d'animation ou jeune public, avant-premières, rencontres et séances spéciales. Avec près de 60 000 entrées par an, il est l'un des lieux culturels les plus fréquentés d'Amiens.
À l'origine est un film français de Xavier Giannoli (2009)
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La belle équipe est un film français de Julien Duvivier (1936)
↑ RETOUR EN HAUTDepuis près de 50 ans, des cinéastes, comédiennes et comédiens venus du monde entier sont venus à la rencontre du public amiénois. Les quelques visages réunis ici ne représentent qu'une infime partie de ceux qui ont marqué l'histoire d'Amiens Ciné.
De gauche à droite et de haut en bas : James Coburn, Manijeh Hekmat, John Landis, Alanis Obomsawin, Danny Glover, Alice Diop, Victor Masayesva, Dominique Blanc, Idrissa Ouedraogo, Julie Delpy, Monte Hellman, Momoko Seto, René Vautier, Ramata-Toulaye Sy, Abderrahmane Sissako, Louise Courvoisier, Sammo Hung, Euzhan Palcy, Swann Arlaud, Macha Méril, Tony Gatlif.
Je verrai toujours vos visages est un film français de Jeanne Herry (2023)
↑ RETOUR EN HAUTUn festival du film et une salle de cinéma Art et Essai, même ancrés depuis si longtemps dans la vie culturelle amiénoise, ne vivent pas de leurs seules entrées. Ils continuent à exister grâce à l'engagement de financeurs fidèles.
La part des anges (The Angels’ Share) est un film écossais de Ken Loach (2012)
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